Nous étions faits pour être heureux- Véronique Olmi

Editions Albin Michel – 01/06/2012-240 pages

Un homme. Une femme. Une histoire. Une passion. Un piano. Ce piano au cœur de la narration. Il prend d’ailleurs toute la place sur la couverture des éditions Albin Michel.

La femme, c’est Suzanne. Elle est accordeuse de piano. Lui, c’est Serge. Il a 60 ans, il est père de deux jeunes enfants, il est marié à une jeune femme, Lucie. Leur première rencontre? Sur le palier du domicile de Serge: il en sort pour aller travailler à son agence immobilière, elle vient accorder le piano du fils.

Du convenu, me direz-vous. Ils vont se voir, il va la courtiser, elle va lutter un peu par principe et bam, il y aura bientôt un hôtel et un lit…Eh bien, vous vous trompez…Ne savez-vous pas qu’en musique, tout est dans le tempo et qu’une note, cela s’écoute…Il ne se passe rien entre eux, tout d’abord. Il la remarque à peine. Elle est là pour le travail.

Et puis…et puis, Montmartre, les Abbesses, les peintres, les petits bistrots, la fête des vendanges…Et puis Suzanne est mariée mais Suzanne, qui pourtant ne lui paraît pas éblouissante, est libre. Elle danse sans se soucier de personne.

Ils vont se voir, se revoir. Se parler. Mais Serge ne parle pas tant que cela. Serge cache un secret que Suzanne aimerait connaître.

Alors s’il s’agit d’une histoire d’amour, c’est une histoire pudique. Où Suzanne n’a pas le beau rôle: Véronique Olmi n’en fait pas un personnage pour lequel le lecteur éprouve de la complaisance. Je n’ai pas eu beaucoup d’empathie pour Serge non plus d’ailleurs: il est froid et malheureux et leur histoire passionnée ne pouvait donc pas durer…

Cela, ce sont les apparences. Les apparences comptent beaucoup, d’ailleurs, dans ce roman: chacun joue et se joue des autres. Parce qu’il est difficile de s’affronter soi-même…Pour une passion brutale, Suzanne va tout oser, peut-être tout perdre, pour que cet homme, Serge, soit délivré de son secret. Alors viendront se mêler au fil du récit des histoires d’enfance malheureuse et de filiation, avec la musique toujours en filigrane. L’enfant que Serge a été rend un peu d’humanité au personnage…Que peut-il donc rester de cette passion quand la femme libre s’est révélée blessée mais debout et quand l’homme malheureux s’est retrouvé délivré de son secret…

Avis

De belles pages. Une passion toute en musique où les mots finiront par jaillir sans jamais remplacer la musique. Des personnages un peu plus étoffés qu’il n’y paraît au premier abord. Un style fluide qui permet de lire facilement le roman paru en août 2012. Bonne soirée musicale, ami lecteur!

2 réflexions sur « Nous étions faits pour être heureux- Véronique Olmi »

  1. J’aime beaucoup votre blog. Un plaisir de venir flâner sur vos pages. Une belle découverte et blog très intéressant. Je reviendrai m’y poser. N’hésitez pas à visiter mon univers. Au plaisir.

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