Quand sort la recluse – Fred Vargas

Editions Flammarion -10/05/2017-480 pages

Un Vargas comme je les aime: plein d’humour et de rebondissements! L’histoire est truculente et on retrouve avec plaisir le commissaire Adamsberg.

Ami lecteur, en parcourant les pages, tu apprendras comme lui ce qu’est une recluse. Attention, il a une enquête à mener, suite à un fait divers en apparence banal: trois nonagénaires ont été tués près de Nimes. Par une morsure d’araignée.

Pas n’importe quelle araignée: une recluse, une araignée présente en Amérique du Sud. Normalement, son venin n’est pas mortel pour l’homme, sauf si plusieurs dizaine d’araignées viennent l’attaquer.

Quand sort la recluse paru en 2017 ne se veut pas un roman entomologiste. Non, c’est un roman dans lequel chaque décision pèse. Et elles sont nombreuses, les décisions à prendre et ils seront nombreux, les désaccords entre les membres de l’équipe d’Adamsberg.

La ou les recluse(s) croiseront aussi le chemin des blaps (eh, Fred, tu as consulté le dictionnaire des insectes ou quoi?) ou scarabées puants, insectes qui vivent dans le noir et se gavent d’excréments de rats.

Tout cela paraît tellement éloigné des meurtres commis. Mais d’autres personnages âgées sont tués et ça y est, la piste du règlement de compte est avancée…

Il faudra du temps au commissaire pourtant pour parvenir à résoudre le mystère. Du temps et une plongée dans son passé, aussi. Car une recluse, ce n’est pas seulement un insecte, c’est aussi une femme (on parle de reclus pour un homme mais ce fut moins fréquent). Au Moyen-Age existaient des recluseries (eh, Fred, tu es médiéviste, maintenant?), des petites loges situées hors des villes, dans des coins reculés. Pour prouver son amour à Dieu et pour se retirer de la société, la recluse consacrait ses journées à la prière. Elle n’en ressortait que morte, emportée par la maladie ou les conséquences de son enfermement (elle avait peu à manger aussi, dépendant des dons d’autres personnes). Adamsberg a justement croisé une recluse durant son enfance…Mais quel est donc le lien entre la femme et l’araignée? Et comment convaincre une équipe divisée de le suivre?

Avis

Je dirais qu’on peut aimer…ou pas. J’aime le style « Vargas », j’aime son humour, les portraits qu’elle dresse de ses personnages, j’aime le commissaire Adamsberg qui parvient à ses fins sous ses airs un peu linaires. J’aime la montée progressive de l’intrigue et même les digressions qui donnent l’impression que l’on s’éloigne de l’intrigue principale (attention, ce n’est qu’une impression…). Et puis Vargas est une virtuose des mots, des jeux de mots, qu’elle distille à travers la bouche de ses personnages.

Je me laisse volontiers bercer dans cette atmosphère…Avec une interrogation tout de même: mais pourquoi, diable, Estalère ne fait-il pas un bon café?

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