Le ciel par-dessus le toit- Nathacha Appanah

Nathacha Appanah née en 1973 est née à l’île Maurice et vit actuellement en France. Elle écrit un premier roman très remarqué en 2003, Les Rochers de Poudre d’Or,qui sera distingué par le Prix RFO. Elle met souvent en scène des personnages mauriciens. Le ciel par-dessus le toit est son septième roman: il figure sur la première sélection du prix Goncourt.

Editions Gallimard-22/08/2019-128 pages

«Sa mère et sa sœur savent que Loup dort en prison, même si le mot juste c’est maison d’arrêt mais qu’est-ce que ça peut faire les mots justes quand il y a des barreaux aux fenêtres, une porte en métal avec œilleton et toutes ces choses qui ne se trouvent qu’entre les murs.
Elles imaginent ce que c’est que de dormir en taule à dix-sept ans mais personne, vraiment, ne peut imaginer les soirs dans ces endroits-là.» (présentation de l’éditeur, Gallimard) (août 2019)

En 128 pages, Nathacha Appanah nous livre le portrait de 3 êtres à la dérive, unis par les liens du sang.

D’abord Phenix, la mère. Jusqu’à ses 11 ans, elle s’appelait Eliette et faisait tout ce que ses parents voulaient, notamment chanter en public. Et un jour, un cri à la place d’un chant, elle vient de vivre un traumatisme et cette crise l’amènera tout droit à l’hôpital psychiatrique.

Elle aura ensuite 2 enfants. Paloma, une enfant qui paraît effacée, fragile, qui finira par fuir le foyer familial à l’adolescence. Laissant son frère Loup grandir sans trop de repères: on le trouve un peu bizarre, il a du mal à contrôler ses émotions.

A 17 ans, il finit par se retrouver en prison. Comme Verlaine, l’auteur du poème  » Le ciel est par-dessus le toit » dont s’inspire le titre. Nathacha Appanah résume ces vies cabossées en peu de mots mais l’univers de chaque personnage est plein de poésie: leurs mondes intérieurs en font des êtres à part qui ont du mal à se rejoindre.

Que peut-on trouver sous les toits de la prison? Où puiser la beauté du monde, où est donc la couleur du ciel, dans la noirceur du quotidien? Nathacha Appanah laisse une note d’espoir: peut-être qu’autour d’une vraie prison, les liens familiaux vont se resserrer…

Conseil: à lire! surtout si vous aimez suivre le destin d’âmes malmenées!

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