Au revoir là-haut -Pierre Lemaître et Christian De Metter

J’ai lu le superbe roman qui a obtenu le prix Goncourt, j’ai vu le film, je n’avais pas encore lu l’album et j’en ai eu tout de suite envie en le voyant à la médiathèque.

Présentation de l’album par les éditions Rue de Sèvres

1919. Au sortir de la guerre, la société française peine à ménager une place aux anciens poilus devenus encombrants, et les trafics les moins glorieux vont bon train. Albert Maillard, modeste comptable qui a sauvé la vie d’Édouard Péricourt, jeune fils de bonne famille, juste avant la fin des combats, tente de les faire vivre de retour à Paris. Édouard, défiguré, refuse de reprendre contact avec les siens et imagine une gigantesque arnaque à la nation pour tenter de se projeter dans une vie nouvelle, ailleurs.

Mon avis sur l’album

Le dessinateur Christian De Metter était face à un véritable défi: mettre en images un Prix Goncourt. Il l’a relevé avec brio avec cet album paru en août 2015 aux Editions Rue de Sèvres (c’est un gage de qualité).

Tout y est: les malheureux soldats envoyés au combat par le lieutenant Pradelle, Maillard découvrant ensuite qu’on leur a tiré dans le dos, Péricourt qui le sauve dans le trou d’obus où Pradelle l’a envoyé de peur d’être dénoncé. Les images permettent une meilleure représentation: en couleurs, Pradelle est encore on ne peut plus redoutable, cruellement effrayant…Défiguré, Edouard Péricourt ne veut pas se montrer ainsi et devient Eugène Larivière tandis qu’Albert Maillard évite de justesse le peleton d’exécution (Pradelle a affirmé qu’il avait cherché à déserter) et doit quitter l’armée. Pour survivre dans cette société d’après-guerre, les deux hommes devenus amis montent une escroquerie hors-norme, profitant du patriotisme et de l’engouement pour les hommages aux soldats morts et pour les sépultures.

Le coup de crayon est affirmé, le texte laisse place à l’image, il est aisé de se représenter l’action. Quand tout est sombre, les onomatopées rappellent la noirceur de la scène. Quand tout est colorisé, c’est la joie et les émotions des personnages qui triomphent…Christian de Metter, sobrement, laisse place aux émotions et actions de façon harmonieuse et équilibrée. Les planches se succèdent, on s’attache à ces personnages tout comme dans le roman, ils nous sont proches, on entre dans leur univers…Et Pradelle est d’autant plus un salaud.

Un bel album à ne pas rater!

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