Adieu, mes quinze ans…- Claude Campagne

Edition GP (1960)

Dimanche soir. Un soir de novembre, par un temps tout gris, tout pas beau, humide, un temps à rester sous la couette avec un bon livre. J’ai de quoi chasser votre blues en vous faisant replonger des années en arrière…Dans les années 60. Avec mon avis sur le roman Adieu, mes quinze ans…que j’ai lu des tas de fois.

En quelques mots, voici un résumé de l’histoire: Fanny, jeune fille de presque 16 ans, vit avec son frère Guillaume et son grand-père, le capitaine Le Marroy, au Cadran Solaire, dans la région boulonnaise. Ses trajets à vélo lui font rencontrer un jeune camionneur de 20 ans, Yann, qui l’aide à faire ses devoirs et devient très vite un hôte de marque chez son grand-père. Mais pourquoi donc semble t-il s’intéresser à Ingvild, une jeune Norvégienne venue lors d’un échange scolaire, que le capitaine tient tant à accueillir?

Mon avis sur ce roman

L’adolescente que j’étais l’a lu et relu, fascinée par ces ailleurs où l’emmènent les personnages: la campagne boulonnaise, d’abord, où l’on imagine sans peine tout un tas de Fanny circulant à vélo. Une fille simple et solide. La Norvège ensuite, avec la bonne humeur d’Ingvild, sa blondeur, ses manières un peu décalées parfois. Et enfin, l’ailleurs de Yann qui nous transporte dans les années 40, dans ces années de guerre où l’on imagine sans peine un gamin perdu, seul, sans ses parents, dans un chaos total et cette dame qui brusquement s’occupe de lui et l’adopte.

Ce roman, de qualité, a tout pour plaire aux jeunes: une histoire mystérieuse qui semble douloureuse, une adolescente qui découvre une amitié différente de celles qu’elle a connues jusqu’alors, beaucoup de pudeur aussi…Des ingrédients destinés à la jeunesse des années 60, assurément. Un roman au charme désuet, bien écrit pourtant.

Je me souviens aussi du dossier faisant suite à l’histoire, dans lequel Claude Campagne explique la genèse de ce roman. Et aussi comment Jean-Louis et Brigitte Dubreuil sont devenus « Claude Campagne ». Cela sortait le roman du cadre fictionnel et donnait du concret à l’histoire…

Fanny, je l’aime et ce roman pourrait presque être ma madeleine de Proust…

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