Ma mère du Nord- Jean-Louis Fournier

Editions Stock – 30/09/2015-198 pages

L’écrivain Jean-Louis Fournier ressent le besoin de consacrer un ouvrage à sa mère, après avoir écrit déjà sur son père, ses enfants, la femme avec qui il a vécu et sa fille. Alors il a écrit « Ma mère du Nord » et revient sur l’histoire de sa mère. D’abord son enfance, avec la description de quelques photos. On en apprend déjà beaucoup d’ailleurs sur la photo de couverture, en noir et blanc: on y distingue une femme dans les vagues, vêtue de blanc, qui porte une ceinture. Elle semble distinguée et réservée.

Après une enfance qui n’a pas l’air folichonne, elle entre ses parents, fille unique, les études: elle est étudiante en lettres modernes à la Catho, institut catholique de Lille et obtient une licence. Elle a un fiancé mais rencontre un jeune médecin dont elle tombe amoureuse. Elle l’épouse et ils fondent une famille. Un tableau idyllique, croit-elle.

Jean-Louis Fournier considère sa mère comme une sorte de « Mère courage ». Dans ses dernières volontés, elle écrit « Dans ses dernières volontés, elle a écrit un petit mot pour ses enfants : « je veux vous dire en vous quittant que vous avez été l’essentiel de ma vie et que les joies ont dominé les peines ». On voit là toute la pudeur de cette femme. Toute la pudeur de l’écrivain aussi qui a écrit ce roman tardivement, parce que sa mère lui manque et qu’il n’a pas su lui avouer son amour de son vivant.

Cet ouvrage contient beaucoup d’amour, de tendresse, de pudeur et de courage aussi. Il en fallait à cette mère qui supportait le côté « grenouille de bénitier » et le joug de sa propre mère sous son toit. Et surtout et aussi le fait d’avoir un mari alcoolique. Médecin brillant et compétent mais alcoolique. Au début, la mère, l’épouse ne savait pas ce qu’avait son mari, elle s’inquiétait: une amie lui a dit, lui a expliqué ce qu’était l’alcoolisme. On voit là toute la naïveté dont a pu faire preuve la mère.

Un mari pas bien vaillant…et elle qui fait preuve d’exemplarité dans son rôle de mère: elle emmène les enfants dans les musées, au cinéma et aussi en vacances. Le père, ils ne le voient pas dans ces moments-là.

Prenant pour titre des bulletins météo marine, pour refléter l’humeur du moment aussi, Jean-Louis Fournier partage avec ses lecteurs un témoignage intime, personnel, avec beaucoup de douceur, de sincérité et de poésie. Et les paroles rapportées des petits-enfants prouvent que la grand-mère est aussi dans tous les coeurs, qu’elle est une pièce maîtresse de la famille.

A lire si vous aimez les chroniques familiales.

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