Les petits de décembre- Kaouther Adimi

Kaouther Adimi est née en 1986 à Alger et vit aujourd’hui à Paris. Elle a publié trois autres romans distingués par des prix pour deux d’entre eux (Nos richesses a obtenu le prix Renaudot des Lycéens en 2017).

Editions du Seuil- 14/08/2019-256 pages

Résumé du livre

2016, en Algérie. Dans la commune de Dely Brahim, à l’ouest d’Alger. Au coeur de la Cité du 11-Décembre 1960, construite en 1987 . Un lotissement de maisons réservées à des militaires pour la plupart. Un terrain vague d’un hectare et demi en plein milieu. Un jour, il y a un peu moins de 20 ans, « un groupe d’enfants entreprit de le nettoyer, de bricoler des buts de fortune, de délimiter des zones et créer un terrain de football ».

Trois amis de 10 et 11 ans, Jamyl, Mahdi et Inès adorent y jouer. Mais tout change lorsque ils voient débarquer deux généraux de 70 ans avec des plans à la main. Ils affirment avoir acheté la parcelle de terrain et que des travaux débuteront d’ici quelques mois.

Pour les enfants, c’est un drame. Voyant leurs parents peu enclins à agir, ils réfléchissent à ce qu’eux vont faire, sûrs de leur bon droit, se sentant au coeur d’une injustice. Ils décident, accompagnés d’autres enfants, d’occuper le terrain. La révolte des « petits de Décembre » commence…

Mon avis sur le roman

Un roman assez facile à lire. A travers un sujet léger (un terrain de foot, des enfants qui ne supportent pas de le voir bientôt disparaître), Kaouther Adimi aborde l’histoire de l’Algérie, de l’indépendance à nos jours. Les personnages adultes sont relativement différents : Mohamed, colonel retraité, réprouve l’attitude de son fils Yacine qui a,à sa manière, affronté les généraux. Adela, en revanche, la grand-mère d’Inès, se souvient: à travers son journal intime, on découvre sa révolte de jeunesse, lorsque elle a combattu les Français pour l’Indépendance. Les enfants, eux, font preuve d’un grand courage et de détermination et leurs portraits sont attachants.

L’ensemble révèle les maux d’un pays: la corruption, l’abus de pouvoir, l’intimidation de personnels de l’armée, la lâcheté des adultes, la souffrance encore présente chez les habitants qui refusent d’intervenir, par peur.

J’ai beaucoup aimé ce roman qui dresse une lueur d’espoir grâce à l’attitude des enfants. A travers eux, parce qu’ils sont la nouvelle génération, des changements sont possibles…

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