Elle s’appelait Sarah (BD) – Tatiana de Rosnay, Patrick Bresson et Horne

Editions Marabulles – 03/10/2018- 208 pages

Précision

Elle s’appelait Sarah est d’abord un roman écrit par Tatiana de Rosnay, paru en 2007 aux éditions Héloïse d’Ormesson.

L’adaptation en BD a été réalisée par le dessinateur Horne et le scénariste Patrick Bresson. Elle est parue aux éditions Marabulles en 2018.

L’histoire

Juillet 1942. Sarah Starzynski, une petite fille de 10 ans, est réveillée par des coups violents frappés contre la porte. La police française, mandatée par la Gestapo, vient l’arrêter ainsi que sa mère. Elle ordonne à son petit frère Michel, 4 ans, de se cacher dans le placard. Elle retrouve son père qui les rejoints, sa mère et elle. Ils sont emmenés dans un garage puis au Vel d’Hiv, avec tant d’autres gens, Juifs comme eux.

Mai 2002. Julia Jarmond, journaliste américaine mariée à Bertrand, un architecte français, enquête pour écrire un article sur le 60ème anniversaire du Vel d’Hiv. Dans le même temps, elle visite l’ancien appartement de Mamé, la grand-mère de Bertrand dans lequel ils vont emménager après travaux. Elle découvrira un lien entre la famille de son mari et les Starzynski…

Mon avis sur la BD

A la lecture des premières pages, ce qui frappe, ce sont les couleurs. Le gris domine, avec en plus en 1942, des tonalités de jaune et doré pour les cheveux et de bleus pour les yeux. La période 2002 est, elle, aussi représentėe en gris. Horne a ainsi mis en avant avec brio les émotions des personnes tantôt en gros plan (les larmes qui coulent ) tantôt en plan moyen (les barbelés, les champs…). Les « méchants » sont représentés comme étant de grandes ombres noires, menaçantes, certaines planches montrant des bouches noires qui aboient des ordres.Patrick Bresson, lui, a choisi de présenter un récit alterné: récit d’une petite fille de 10 ans qui ne sait pas ce qui va arriver, qui a peur et qui assiste à un spectacle désolant et récit des événements issus des recherches d’une journaliste des années plus tard.

Le tout donne un ensemble plaisant. Le thème de la mémoire, du devoir de mémoire est très présent à travers les dessins de plaques commémoratives qui sont autant de choses que l’on remarque à peine. Que l’enquête soit menée par une journaliste américaine, c’est-à-dire par quelqu’un qui découvre l’histoire de la France, entraîne une mise à distance qui n’empêche pas de rester saisi de stupeur face au destin de tous ces enfants juifs raflés et jamais revenus.

Un très bel album à mettre aussi dans les mains des jeunes générations adolescentes.

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