Vanda – Marion Brunet

Marion Brunet, née en 1976, a été éducatrice spécialisée avant de publier son premier roman pour adolescents, Frangine, en 2013.

Editions Albin Michel-26/02/2020- 240 pages

Mon avis de lecture

Vanda est un roman agréable à lire qui véhicule une jolie histoire, surtout si l’on pense au bien-être que la nature procure à l’être humain. Lisez ce livre et vous aussi aurez parfois envie de vous plonger dans la mer quand vous voulez (on attend la fin du confinement, on ne part pas en vacances…)

Une jolie histoire parce que ce roman narre la vie d’un garçon, Noé, 6 ans, et de sa mère, Vanda, qui se bat et souvent même se débat pour leur survie. Tous deux vivent ensemble, en marge, dans un cabanon près de la plage. Le petit va à l’école, Vanda au travail, elle est femme de ménage dans un hôpital psychiatrique. Ils sont complices, ils sont fusionnels, ils sont seuls contre le monde entier.

Vanda n’est pas une mère comme les autres. Elle a grandi dans un village en Bretagne, usant de ses poings pour défendre sa mère,  » qui couche avec n’importe qui ». Elle part, elle fait les Beaux-Arts à Marseille. Elle a un enfant, Noé, sans même prévenir le père, c’est son enfant et elle. Elle a un look atypique, des tatouages, des cheveux indisciplinés et une rage en elle qui fait que non,elle ne rentre pas dans les cases: « vie bien rangée ». Envie de faire la fête et alcool sont souvent son quotidien. Elle fait au mieux pour son fils, du moins le pense t-elle.

Un jour, elle croise le père de son enfant, Simon, parti à Paris, revenu pour l’enterrement de sa mère. Une peur en elle surgit: elle ne veut pas partager son enfant. Simon, qui découvre l’existence de Noé six ans après sa naissance, est d’abord perdu, d’autant que sa copine, Chloé, ne veut pas d’enfant. Et puis l’envie de connaître son fils vient et l’envie de lui offrir un peu de confort, aussi, une chambre chez lui.

Le roman fait place à ces deux personnages, Vanda et Simon, l’auteure en dresse des portraits très fouillés. On s’attache à Vanda et à sa révolte, on est avec Simon, on l’encourage à assumer sa paternité. On s’interroge aussi sur l’avenir de cet enfant, Noé, qui aime sa mère, qui se contente de ce qu’il a mais qui peut-être aimerait avoir plus (un père?).

De beaux portraits, une description réaliste de Marseille et du point de vue des Parisiens sur la ville, des personnages qui racontent à leur façon…Marion Brunet, dans ce roman social, réussit à entraîner le lecteur vers ce qu’il ne soupçonne même pas, avec beaucoup de finesse et des personnages dont on se souviendra. A lire donc!

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