Et toujours les forêts – Sandrine Collette

Résumé de l’histoire

Tout débute par Marie qui tombe amoureuse d’un gars des Forêts. Un garçon naît. Corentin. Pas reconnu par le père. Marie n’en veut pas, le fait garder par des copines puis des nounous. Un jour, elle le dépose chez la grand-mère du père, Augustine. Corentin reste et grandit dans les Forêts avec la vieille femme qui lui témoigne des gestes de tendresse à sa façon.

Lorsqu’il devient étudiant, il part pour la Grande ville et découvre la fête, les soirées alcoolisées, l’amitié des copains. Un jour, avec quelques amis, il assiste à un tremblement de terre, le soleil qui descend n’épargne rien sur son passage. En sortant du tunnel, chacun s’en va de son côté: dans le chaos,finie l’amitié!

Corentin part à la recherche des Forêts. Sur son passage, il sauve un chiot aveugle qu’il emmène avec lui. Augustine est vivante, il retrouve également Mathilde, fille des fermiers d’à côté, dont il était amoureux sans que cela soit réciproque. Avec elles, Corentin organisera la survie dans un monde devenu hostile.

Mon avis sur le roman

Ce roman tombe à pic en cette période de confinement. Il fait réfléchir au sens à donner au monde, notamment lorsque tout est chaos et à reconstruire.

Sandrine Collette a choisi de faire triompher la vie malgré tout. La vie humaine à travers la reproduction d’un homme et d’une femme qui finissent par éprouver une forme de tendresse l’un pour l’autre. La vie animale à travers la reproduction d’un chien aveugle et de loups. Une renaissance obsessionnelle et qu’importe l’amour! Seule la survie compte!

Sandrine Collette écrit un huis-clos post-apocalyptique intime. Un homme, une femme, des enfants. Le vide, la solitude, la disparition des vivants, des odeurs, du goût, des bruits aussi…Le paysage n’est pas seulement modifié, l’écosystème tout entier est réinventé dans un monde où les enfants ne connaissent du cheval ou de l’éléphant que sa forme.

Qu’est-ce qu’être un homme? pourrait être toute la question de ce roman. Comment réagir après la catastrophe? Faut-il partager le peu que l’on a?Faut-il vivre dans la peur? Ou au contraire faut-il se préparer à se défendre contre des survivants hostiles? Corentin à lui seul résume toute la complexité de ces questions. Ni lâche ni courageux, ni salaud ni bon, son parcours semé d’embûches le mène à survivre à l’écart, au coeur de la nature.

La catastrophe était annoncée: des ruisseaux qui tarissent, la chaleur qui assèche la terre, les arbres qui perdent leurs feuilles hors saison. Et pourtant personne n’y a pris garde. Et pourtant ce roman qui se veut noir est tout de même une note d’espoir pour qui veut y croire. L’espoir d’un après possible. Parce que rien ne s’arrête jamais complètement, Corentin y croit.

A lire parce que c’est un roman percutant, le texte sonne juste, les personnages aussi. Une fin du monde comme on pourrait la pressentir.

3 commentaires

    1. Pour ma part, je ne l’ai pas trouvé super pessimiste non plus. Cela n’incite pas forcément à se bouger non plus. Sandrine Collette ne juge pas, elle écrit une narration. Si j’avais vu ce livre comme une exhortation à bouger, je ne l’aurais pas lu. Est-ce que cela m’incite à bouger davantage après lecture? Même pas. Ce n’est pas assez proche de moi sans doute…Bonne soirée!

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