Un si petit oiseau – Marie Pavlenko

Résumé du roman

Abigail, 20 ans, est en voiture avec sa mère qui conduit lorsque l’accident se produit: à cause d’un téléphone portable, d’un panneau « stop » grillé, elle se retrouve sans bras.

Sa vie s’en trouve bouleversée: finie la classe préparatoire pour être vétérinaire, son rêve. Adieu Thomas, son petit ami, qu’elle refuse de voir ainsi que ses amis Jonas, Marion, Astrid…Sa petite soeur de 15 ans, Millie, l’énerve, elle toujours pleine de vie. Seule sa tante Coline, 36 ans, célibataire un peu déjantée recueille ses confidences.

Entre une mère bienveillante et un père qui fait des blagues pourries pour masquer son chagrin, la vie familiale est difficile. Et puis elle reçoit des livres de Blaise Cendras par la Poste, elle ignore qui les lui envoie. Cela la conduira à aller de découverte en découverte: des premières promenades au parc seule à la visite d’un ami d’enfance, Aurèle, en passant par un séjour à la montagne pour étudier des oiseaux…Une lente reconstruction s’opère alors.

Mon avis sur le roman

Ce roman traite d’un sujet pas facile: vivre avec un handicap suite à un accident, apprivoiser cet handicap pour accepter de vivre avec lui. Marie Pavlenko dépeint des personnages attachants, à commencer par Abby. Qui met du temps à accepter. Qui a peur du regard des autres. Parce que sa vie a basculé en deux secondes, elle est en colère permanente. Contre la conductrice qui lui a fait cela. Contre sa famille qu’elle ne supporte pas.Contre Thomas, heureux si vite sans elle.

Coline est, elle aussi, un personnage attachant. Elle a à coeur de redonner le goût de vivre à sa nièce, de faire en sorte que les relations entre soeurs ne s’enveniment pas…

A la place d’Abby, je passerais beaucoup de temps dans sa famille. Aimante, unie, chagrinée et mettant tout en oeuvre pour le bonheur d’Abby.

J’aimerais également avoir un ami comme Aurèle, là quand il faut, acceptant Abby telle qu’elle est, tant physiquement que moralement.

Et que dire de ce séjour à la montagne qui donne de la couleur et une fraîcheur indicible au roman. C’est le point de départ de la reconstruction d’Abby qui, malgré sa douleur, malgré ses blessures, accepte de s’ouvrir aux autres, de s’ouvrir au monde. De l’étude des oiseaux à la naissance d’un amour, il y a avant tout les ailes de la liberté, comme sur la couverture du livre.

Marie Pavlenko a su écrire cette histoire sans tomber dans le pathos, sans mièvrerie et si le positivisme paraît parfois dégoulinant, c’est probablement pour faire comprendre à quel point famille et amis peuvent être des refuges précieux.

Les adolescents apprécieront certainement ce roman écrit pour la jeunesse pour sa façon simple d’aborder le thème de l’acceptation de soi après un accident.

1 commentaire

  1. Je l’ai aussi trouvé magnifique et je n’arrête pas de le recommander, notamment aux parents qui cherchent un roman pour leurs ados qui n’aiment pas lire. L’écriture est tellement fluide et l’histoire nous emporte tant avec elle sans y penser que ce livre peut être une entrée en littérature magnifique. ♥ Ou une poursuite en littérature. En tout cas, un très très beau moment.

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