La bibliothécaire d’Auschwitz – Antonio Iturbe

Journaliste et romancier, Antonio G. Iturbe vit en Espagne. Pour écrire La bibliothécaire d’Auschwitz (Flammarion, 2020), bientôt adapté au cinéma, il s’est entretenu avec Dita Kraus, la véritable bibliothécaire d’Auschwitz. (Présentation de l’éditeur Flammarion)

Éditions Flammarion – 10/06/2020 – Traduit de l’espagnol par Myriam Chirousse – 512 pages

Dita avait 9 ans lorsque les nazis ont envahi son pays, la Tchécoslovaquie, en 1938. « C’est la guerre » lui répéteront ses parents, les années suivantes. Une guerre dont ils furent victimes: Juifs, ils furent d’abord privés de leurs droits (travailler, jouer dans les parcs…) puis envoyés dans le ghetto de Terezín. En 1943, direction l’Enfer: Auschwitz.

Dita, séparée son père mais restée avec sa mère, découvre l’existence du bloc 31 où sont enfermés des enfants. Un instructeur, Fredy Hirsch, a ouvert une école clandestine. Il demande un jour à Dita si elle accepte de devenir la gardienne de leur trésor, 8 livres, qui ont pu échappé à la surveillance de leurs bourreaux pour qui toute instruction est prohibée. Dita, qui sait qu’elle risque la mort en cas de découverte, accepte. Elle devient « la bibliothécaire d’Auschwitz ».

Mon avis de lecture

Un roman bouleversant qui met en avant deux héros méconnus: Fredy Hirsch qui mourut en 1944 et Dita Kraus, la jeune bibliothécaire qui survécut à l’horreur vécue.

Un roman qui montre des personnages remplis d’humanité dans un monde inhumain. Dans la barbarie la plus absolue, où tout acte de rébellion conduisait à la mort, certains ont eu le courage de continuer à transmettre. Aux enfants. Connaissant probablement l’issue fatale mais comptant chaque seconde prise à l’ennemi. Les livres, aussi vétustes soient-ils, étaient là. Les livres vivants aussi, ces merveilleuses personnes capables de raconter des histoires.

L’héroïne a fait preuve d’une telle détermination, d’un tel courage que son parcours ne peut qu’être salué. C’est une Héroïne de l’histoire avec un grand H.

Le style du roman est parfois un peu plat, la mention de certains détails pas toujours utile (la mort d’Anne Frank et de sa soeur à Bergen-Belsen) mais ce roman a valeur de témoignage. Et en tant que tel, il mérite d’être découvert, notamment par les adolescents. Parce que le pouvoir de la lecture n’a ni frontière ni âge.

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