Un parfum de rose et d’oubli – Martha Hall Kelly

Editions Charleston -18/06/2019-555 pages -Les femmes Ferriday (t.2)

Présentation de l’histoire

À l’été 1914, l’Europe est au seuil de la guerre tandis que la monarchie russe vacille chaque jour un peu plus. En ces temps troublés où le destin de chacun est plus que jamais incertain, trois femmes hors du commun verront leurs vies se mêler pour le meilleur et le pire… Sofya, l’aristocrate russe, perdra sa fortune et son pays mais se battra sans relâche pour ce qu’elle a de plus précieux : son fils.

Eliza, la mondaine américaine, tremblera pour ses amis russes et cette guerre qui se rapproche chaque jour un peu plus.

Quant à Varinka, la jeune paysanne russe, presque une enfant, ses choix la feront basculer malgré elle au coeur d’un combat perdu d’avance…

Avis de lecture

Après la découverte de trois femmes au coeur des tourmentes de la Seconde guerre Mondiale dans le premier tome des femmes Ferriday, nous voici plongé(e)s au coeur de la Première Guerre Mondiale et dans la Révolution Russe et leurs conséquences…Martha Hall Kelly s’est de nouveau beaucoup documentée pour nous présenter l’époque de la mère de Caroline, Eliza, ces années 1914-1921 durant lesquelles le chaos règne dans de nombreux pays.

Elle nous offre cette fois-ci un regard sur les événements à travers les yeux de trois narratrices:

-Eliza, issue d’une famille mondaine new-yorkaise qui perd son mari, victime, d’une pneumonie et qui se consacre ensuite aux bonnes oeuvres de charité. Elle souhaite inculquer à sa fille Caroline des valeurs humaines comme la tolérance et l’altruisme.

-Sofya, cousine de la tsarine de Russie, amie d’Eliza, qui se réfugie avec sa famille au château de Malinov. Mère d’un enfant, Max, elle a une soeur cadette, Luba. Leur mère est décédée et elles ont du mal à supporter leur belle-mère. Sofya est d’abord ravie de l’aide apportée par Varinka pour s’occuper de son fils.

-Varinka, jeune paysanne pauvre, adorait son père. Sa mère ou Mamka a des dons de voyance. Taras les protège et les fait vivre depuis la mort du père mais il ne semble pas animé de bonnes intentions. Il fera partie des Russes dits Rouges qui massacrent les Russes blancs, assimilés à la famille du tsar et aux bourgeois.

Cette fiction historique est réussie, notamment grâce au travail de recherche de l’auteure qui précise également à la fin de l’ouvrage la part fictionnelle de ces personnages. Un prochain tome sur une des femmes de la famille Woosley lors de l’époque de la guerre de Sécession.

Les portraits des trois femmes sont saisissants de réalisme (rappelons que seule Eliza a existé). Dans le tome 1, Herta était la « méchante », ici, il s’agit de Varinka, présentée tout de même un peu comme une victime, sous l’emprise d’un homme violent, Taras. L’auteure s’est surtout attachée à décrire le lien d’amitié fort entre Sofya et Eliza. Parfois, les événements liés à la guerre semblent n’être qu’en toile de fond pour mieux décrire les actions et sentiments des personnages, notamment la solidarité envers les Russes réfugiés à Paris.

J’ai beaucoup aimé certains personnages secondaires:Yuri et surtout, Luba, la petite soeur de Sofya, courageuse et déterminée. La mère de Varinka, au contraire, m’a semblée plus passive,laissant sa fille se faire torturer par Taras. Dans l’ensemble, ce livre m’a plu, pas autant que le premier tome mais j’en conseille la lecture avec plaisir!

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