Mémoires – Beate et Serge Klarsfeld

Editions Flammarion- 25/03/2015 -688pages

Un homme. Une femme. Deux nationalités: l’un juif français né en Roumain ayant perdu son père dans le camp d’extermination d’Auschwitz, l’autre allemande. Dès leur rencontre en 1960, ils pressentent que leur destin sera d’être à deux.

Ils sont engagés dans diverses causes et militent ensemble durant de nombreuses années. Ils finissent par être surnommés « les chasseurs de nazis ».

Ces pages relatent leur vie, basée sur un combat. Ils vont de l’avant, toujours, leurs cultures et leurs aisances intellectuelles sont leurs armes. On ne peut qu’admirer leur ténacité, leur persévérance, leur amour aussi, leur union même face aux difficultés et à l’adversité.

Lire leurs mémoires est passionnant, cela permet d’en apprendre un rayon sur l’Histoire du XXème siècle.

Temps glaciaires – Fred Vargas

Editions Flammarion-04/03/2015-497 pages

Résumé de l’histoire

Un ccommissaire du 15ème arrondissement de Paris, Bourlin, fait appel au commissaire Adamsberg pour des affaires similaires : des suicides avec le même signe mystérieux, une espèce de H, sur les lieux.

Il n’en faut pas plus pour l’équipe d’Adamsberg pour échauffer des hypothèses et mener l’enquête. Celle-ci convergera vers l’Islande: les victimes ont toutes participé à un voyage il y a une dizaine d’années, notamment sur l’île de Grímsey. La brume les a contraints à rester sur l’île pendant 14 jours, cherchant de quoi survivre…Et si le meurtrier était parmi ces personnes dont deux semblent être mortes de froid?

Adamsberg, Danglard, Retancourt et les autres membres de l’équipe se retrouveront aussi plongés dans l’Histoire, avec des mises en scène à l’époque révolutionnaire, autour de Robespierre. Et si un meurtrier se cachait parmi les membres déguisés de cette association dont le Président joue Robespierre?…

Et qui est Amédée, le fils d’une des victimes dont la mère a perdu la vie en Islande? Et Victor, le secrétaire du père?

Les questions ne manquent pas durant l’enquête…

Mon avis de lecture

Ce huitième roman qui met en scène le personnage d’Adamsberg est une réussite. J’ai retrouvé avec plaisir chaque membre de l’équipe avec leurs particularités: mention spéciale à Danglard et sa formidable mémoire! Chacun a ses failles, ses doutes et pourtant, la solidarité prime, Retancourt l’instinctive sauve Adamsberg et Veyrenc sur l’île…

Vargas entraîne son lecteur dans des cercles, les intrigues s’enchaînent, s’emmêlent, se détachent, s’éloignent pour tout à coup converger…Adamsberg gratte, gratte, gratte encore, doute, fait confiance à son instinct…L’intrigue n’est pas seulement une succession de faits policiers, elle est aussi parsemée de faits historiques amenés de façon divertissante et distrayante.

J’ai donc hâte de retrouver Adamsberg pour d’autres aventures!

Le héros discret- Mario Vargas Llosa

Editions Gallimard -21/05/2015-480 pages

A Piura, au nord du Pérou, Felícito Yanaqué, patron d’une entreprise de transports, reçoit une lettre menaçante pour lui extorquer des fonds. D’origine modeste, c’est un « cholo », il a vu son père analphabète lutter pour que lui ait une instruction et ne souhaite plier face à aucune menace. Il va porter plainte au commissariat et se retrouve face au sergent Lituma et au capitaine Silva qui ne prennent pas l’affaire au sérieux. Il faudra attendre l’enlèvement de sa maîtresse pour que l’enquête débute réellement.

A Lima, Ismael, veuf octogénaire , patron d’une compagnie d’assurances qui tourne bien, veut épouser sa gouvernante. Il demande à deux amis, son chauffeur et son juriste, Don Rigoberto,d’être témoins à son mariage en les prévenant: ils auront ses fils sur le dos…Il a surpris les deux hommes, qu’il surnomme « les hyènes » attendant sa mort avec impatience pour mettre la main à l’héritage et souhaite ainsi les deshériter…

Mon avis sur le roman

Le héros discret est une alternance maîtrisée de deux histoires qui nous plongent dans la société moderne du Pérou. Une société en progrès qui n’échappe pas à certains travers: corruption et tentative de corruption, pauvreté et inégalités flagrantes entre les classes sociales, intimidations, chantages, kidnapping,adultère, machisme…Une société aussi où la presse est très présente, les journalistes toujours à la recherche d’un scoop…Une société aussi qui adore ragoter et qui dissimule ses failles. La génération suivante n’est pas non plus exempte de tout reproche: des fils fainéants qui profitent de l’argent des pères pour dissimuler leurs mauvaises actions, véhiculant ainsi le fait que l’argent est tout puissant…Une justice aussi qui semble toujours plus dépassée par les divers problèmes de société…

Tout en dénonçant ces affres, Mario Vargas Llosa apporte sous une plume alerte un peu de magie à l’ensemble, fruit des croyances populaires du Pérou. Les personnages secondaires Adelaida et Fonfon sont représentatifs des personnes empreintes de spiritualité, passeuses de légendes, de folklore issues des coutumes ancestrales, auxquelles la population instruite citadine ne semble plus croire…

J’ai beaucoup aimé l’enchaînement des péripéties dignes d’une série télévisée de novela. Mario Vargas Llosa adopte un ton tout en légèreté pour finalement faire ressortir le côté très digne et droit de certains personnages, le tout avec beaucoup d’humour. L’ensemble est bien écrit et on passe un très agréable moment de lecture.

L’Ouzbek Muet et autres histoires clandestines – Luis Sepúlveda

Titre original : El uzbeko mudo y otras historias clandestinas Langue originale : Espagnol (Chili) Traduit par : Bertille Hausberg. Editions Métailié -Publication: 02/04/2015- Pages: 152)

Quatrième de couverture

Il était une fois, dans les années 60 du siècle dernier, des pays où la politique occupait une place primordiale dans la vie des jeunes gens. Au Chili comme ailleurs, le langage était codé et les slogans définitifs. Mais on est très sérieux quand on a dix-sept ans à Santiago du Chili et qu’on s’attaque au capitalisme avec un succès mitigé. On peut monter une opération contre une banque pour financer une école et utiliser toute la logistique clandestine pour trouver du lait en poudre pour empêcher un bébé de pleurer ; chanter Blue Velvet en plein hold-up pour que les clients présents dans la banque n’aient pas peur ; se tromper d’explosif et rentrer à pied ; préférer la musique américaine à la dialectique marxiste pour séduire les filles ; apprendre le taekwondo qui rend les Coréens du Nord invincibles et trouver contre leur champion des solutions créatives…

En état de grâce littéraire, Luis Sepúlveda nous raconte ces histoires irrésistiblement drôles et tendres en hommage à un temps où on pouvait rêver “d’être jeune sans en demander la permission”. (Editions le Métailié)

Avis de lecture et commentaire personnel

Comme pour tout écrivain que j’apprécie, dont je reconnais le talent, j’ai été attristée d’apprendre la mort de Luis Sepúlveda en avril 2020. Une plume s’est éteinte. Et plus que cela: une écriture du militantisme, de l’engagement a disparu. Luis n’était pas seulement écrivain, il était passeur de mémoires, d’un temps et d’une histoire dont il ne restera plus un jour que des traces ou des témoignages confus.

Comme tout le monde, j’avais lu Le vieil homme qui lisait des romans d’amour. Je l’ai même lu plusieurs fois. Je n’ai pas trop accroché à l’histoire du Neveu d’Amérique mais j’ai retrouvé avec plaisir la signature de l’écrivain: cette façon qu’il a de décrire les personnages comme des êtres familiers pour le lecteur, à tel point qu’on peut aisément s’imaginer leur parler et leur taper dans le dos.

Je n’ai pas ressenti le besoin de lui rendre hommage par la lecture de ses oeuvres. Néanmoins, par cette belle journée d’été, je suis tombée sur ce livre numérique L’ousbek muet et autres histoires clandestines et l’envie de lire est venu.

Luis Sepúlveda brosse dans ces nouvelles le portrait de plusieurs révolutionnaires: révolution utopique, révolution avec des armes, révolution pour lutter contre la bourgeoisie par le braquage de banques, révolution pour participer aux luttes d’autres guérilleros…Le tout avec humour, dérision, détails décapants de réalisme. Et une tendresse particulière pour les personnages, ces combattants idéalistes qui avaient leur jeunesse pour eux. Certains ont disparu et Luis par ces écrits leur rend hommage ainsi qu’à ceux qui ont souhaité un monde meilleur.

A lire pour saisir le sens de l’histoire et le sens du mot « liberté » pour les peuples ayant souffert à cause des dictatures…

Héloïse, ouille! – Jean Teulé

Editions Julliard – 05/03/2015 – 352 pages

Résumé du roman

Jean Teulė raconte à sa façon l’histoire d’Hėloïse et d’Abelard, deux amants du Moyen-Age ayant vécu un amour impossible et aussi éternel jusqu’à la tombe.

En 1113, Héloïse a 16 ans lorsque son oncle Fulbert, chanoine, confie son éducation à Abélard, devenu à 36 ans brillant maître en théologie à la cathédrale de Notre Dame de Paris. Tous deux empreints d’érudition vivront une histoire charnelle qui sera découverte. Héloïse, enceinte, donnera naissance à leur fils Astrolabe et se retirera dans le monastère dans lequel elle a passé son enfance, après s’être mariée à Abėlard. Celui-ci sera puni par des hommes envoyés par le chanoine Fulbert et émasculé en 1117.

Héloïse prend le voile à l’abbaye d’Argenteuil et devient en 1129 abbesse du couvent du monastère le Paraclet. Abélard, lui, devient moine à l’abbaye Saint-Denis. Leur lien est désormais épistolaire et basé sur la spiritualité tout en étant empreint d’amour.

Tous deux partagent le même tombeau, au Paraclet. Leurs restes furent transférés au cimetière du Père Lachaise, en 1917.

Mon avis sur le roman

Le roman a le mérite de m’avoir fait découvrir la légende de façon plus approfondie. Mais je n’ai pas adhéré à la version de Jean Teulė, à cause du langage cru qui m’a beaucoup gêné.

J’ai en revanche été très vite plongée dans l’univers moyen-âgeux très bien décrit par l’auteur. J’ai retrouvé le style « Teulė » que j’aime assez dans ses autres romans, une écriture directe, piquante et empreinte de poésie à la fois. Je conseille aux curieux qui souhaiteraient découvrir l’histoire d’amour d’aller au delà de l’impression de grossièreté, les personnages révélant leur caractère et leur profondeur au fil des pages.

La perle et la coquille – Nadia Hashimi

Nadia Hashimi est une femme née à New-York en 1977 de parents ayant fui l’Afghanistan, espérant y revenir un jour, ce qui n’aura pas lieu. Publié en 2014, La perle et la coquille est devenu un best-seller international et a reçu plusieurs prix.

Editions Milady- 19/06/2015-432 pages

Résumé de l’histoire

Nous sommes en 2007, à Kaboul, au coeur de l’Afghanistan, un pays où les Talibans font la loi. Les femmes doivent faire attention à leur manière de se vêtir et ne doivent pas circuler seules, sans homme, dans les rues. Parce qu’elles n’ont pas de frères, Rahima et ses soeurs, Parwin et Shalha ne peuvent pas aller à l’école. Rahima va accepter de devenir une bacha posh, une fille travestie en garçon, pour pouvoir aller à l’école, faire les courses pour sa mère et avoir une plus grande liberté de mouvement. Cette pratique est courante dans les familles sans garçon mais s’arrête à la puberté, lorsqu’on décide que les filles sont bonnes à marier.

Sa tante , Khala Shaïma, lui raconte alors l’histoire de son ancêtre, Shebika, son arrière-arrière grand-mère qui a vécu au début du 20ème siècle. Shebika a été défigurée très jeune par un accident, un côté de son visage est brûlé. Elle perd ses frères et soeurs lors d’une épidémie de choléra puis enterre un an plus tard sa mère et bientôt son père avec qui elle travaillait: fille vaillante, elle était sa « fille-garçon », toujours prête à lui donner un coup de main. Lorsque sa famille paternelle la revoit, sa grand-mère, une femme méchante, la vend à un notable du village. Elle deviendra garde au palais du roi, son rôle est de surveiller les femmes du harem du roi. Tout ne se passa pas pour elle comme prévu et elle devint l’épouse d’un homme qui la sauve ainsi de la lapidation, qui a déjà une autre épouse et espère un fils (qu’elle lui donnera).

80 ans plus tard, Rahima connaîtra un destin pas si différent: elle se retrouvera mariée à Abdul Khaliq, un seigneur de guerre, patron de son père, rongé par l’opium et la pauvreté. Celui-ci a déjà de nombreuses femmes, dont Badriya, que Rahima, qui sait lire et écrire, accompagnera à Kaboul en tant qu’assistante parlementaire. C’est ainsi que, forte de l’histoire de son aieule, elle parvient un peu à s’émanciper, malgré la violence des hommes et le poids des coutumes qui fait qu’une femme est condamnée à obéir à son mari.

Mon avis sur ce roman

Un roman sublime qui dénonce la condition plus qu’inégalitaire des femmes afghanes, le poids des traditions et les codes d’honneur au nom de la religion, quel que soit l’époque traversée (la toute fin du XIXème siècle à travers l’histoire de Shekiba et le début du XXIème siècle à travers l’histoire de Rahima).

Nadia Hashimi, l’auteure, est une femme pédiatre née à New York en 1977 et qui vit aux Etats-Unis. Ses parents ont quitté leur pays d’origine, l’Afghanistan, dans les années 1970, pensant y revenir plus tard mais le climat du pays s’est détérioré après l’invasion soviétique dans les années 1980. Elle pose le pied sur le sol afghan pour la première fois en 2004. Sa description du quotidien des femmes afghanes considérées pour beaucoup comme des esclaves domestiques et des procréatrices est fine. Le récit oscille entre deux histoires, celle de Rahima et celle de Shekiba et cette alternance d’époque nous montre une société qui a du mal à évoluer. Quelle que soit l’époque, les femmes ne sont pas mieux traitées.

On relève d’ailleurs un paradoxe dans la société afghane telle qu’elle est décrite: la violence ne vient pas que des hommes mais aussi des belles-mères et des autres épouses. Il est fréquent que des mères soient rejetées, critiquées parce qu’elles n’enfantent que des filles. Le garçon est roi, dès sa naissance. Et la vieillesse est respectée: dès que les maris sont loin, affaiblis voire morts, c’est la belle-mère qui régente tout, souvent avec peu de bienveillance. Ce sont aussi les belles-mères qui souvent arrangent les mariages ou poussent les fils à se marier par intérêt, pour l’honneur de la famille. Les traditions familiales sont prégnantes, persistantes: au XXIème siècle comme au XIXème siècle, le port de la burka est omniprésente dans certaines familles tandis que dans d’autres, notamment lorsque les femmes sont instruites, des tolérances sont admises. Ainsi Hafida et Sula apparaissent aux yeux de Rahima comme des femmes libérées, cette liberté étant bien sûr mesurée au Pays des Talibans.

A travers l’histoire de Rahima, Nadia Hashimi évoque également le sort politique du pays. Badriya, la première épouse n’a pas été choisie au hasard pour être Parlementaire: elle doit en savoir assez pour pouvoir suivre ce que dictent les hommes (panneau vert/panneau rouge sont brandis lors d’élections de candidats, il lui suffit de suivre) mais elle ne représente aucun danger, ne sachant ni lire ni écrire, elle reste un instrument, sans cesse surveillée lors de ses déplacements à Kaboul.

Shekiba a commencé à incarner l’espoir et la révolte et c’est Rahima qui a pris le flambeau. L’ensemble donne au roman de nombreuses touches d’espoir, malgré la situation désespérante des femmes. Nadia Hashimi livre certes un portrait de personnages féminins pris dans un étau, sous le joug des hommes, étant parfois de vrais pantins mais le roman n’est pas totalement pessimiste: le destin de Rahima (pour ne pas dévoiler la fin) le prouve. Le fait d’écrire un tel roman, de décrire de telles histoires est nécessaire pour que la communauté internationale comprenne que les choses et les mentalités évoluent lentement mais que les femmes peuvent ne pas être livrées à leurs maris et à la violence. Un filet d’espoir donc.

Sortez tout de même vos mouchoirs: l’histoire des deux femmes liées par le sang ne vous laissera pas insensible(s)!

Crans-Montana – Monica Sabolo

Editions J.-C.Lattès-26/08/2015-240 pages

Résumé du livre

Dans les années 60, que font les garçons issus de familles bourgeoises qui passent week-ends et vacances avec leurs parents dans la très chic station de ski suisse Crans Montana? Dans un premier temps, ils pestent contre leur adolescence: quand deviendront-ils de vrais hommes? Ensuite, ils découvrent la gente féminine, médusés par la transformation de filles qu’ils connaissent depuis petits en superbes adolescentes: les 3 C.

Pour Daniel, Serge, Robert et les autres garçons, Claudia aux cheveux longs, Chris aux cheveux bruns et Charlie aux cheveux bouclés seront l’objet de tous leurs fantasmes. Chacune de leur apparition, chacun de leurs faits et gestes sera distillé. Et ces figures mystérieuses resteront pour eux un mystère…

Les années passent, les années 80 arrivent et les adolescents sont devenus comme leurs parents: ils mènent une vie rangée et friquée, teintée d’ennui, qui les fait se souvenir. Nostalgiques, ils se rendent compte que malgré l’argent, un constat est unanime: ils ne sont pas heureux et leurs illusions se sont envolées.

Qu’est donc devenue Claudia, dont la mère faisait l’objet de tous les rageots: « pétainiste ou résistante pendant la guerre », se demandait-on? Claudia a eu une fille, Valentina, avec un homme de passage. Puis elle a fini par se marier avec un Français travaillant à Genève et a vécu dans un milieu où là encore, l’argent domine…Mais la description de son milieu révèle d’autres failles: que sont devenues les adolescentes fascinantes? Alcool, drogue, faste sont au rendez-vous mais la jeunesse s’est envolée et les souffrances sont là…Seulement, dans ce milieu, tout est à huis clos: les secrets, toujours les secrets, sont omniprésents et le poids des secrets des anciennes générations pèse aussi.

Alors? Alors Monica Sabolo donne place à différents narrateurs, protagonistes de l’histoire, qui expriment leurs points de vue et leurs opinions sans fard. L’adolescence n’est plus, le ton du roman est amer et l’écriture est acérée, incisive. Il ne se passe pas grand-chose dans le milieu de la grande bourgeoisie tellement les petits drames sont occultés. Laissons donc la place à la mélancolie!

Avis

Si Monica Sabolo adopte une mise en scène rythmée par l’alternance des points de vue, la description du milieu bourgeois donne la sensation d’un univers dans lequel on est loin. Trop loin pour être empathique. Les personnages de ce roman paru en août 2015 en restent un peu hors d’atteinte, le lecteur semble mis à distance. Et les secrets restent donc les secrets…