Ginette Kolinka, survivante du camp de Birkenau – Ginette Kolinka et Marion Ruggieri

Editions Rageot -23/09/2020-160 pages

Ce roman constitue un témoignage poignant de ce que fut la barbarie nazie dans les camps d’extermination. Il montre une jeunesse volée, une innocence perdue dans des conditions brutales. Ginette était une jeune fille de 19 ans choyée par sa famille quand elle fut arrêtée en 1944 avec son père, son jeune frère de 12 ans et son neveu de 14 ans. Elle les vit pour la dernière fois à la descente du train, conseillant à son frère et son frère de « monter dans les camions » pour être moins fatigués. Ce fut une douleur sans nom qui s’invita ensuite en elle et qui la hante encore aujourd’hui: elle ignorait alors que ces camions conduisaient aux chambres à gaz. Ce roman n’est pas seulement un ultime témoignage d’un rescapé de la Shoah, c’est aussi une leçon de transmission. Ginette Kolinka depuis les années 2000 va dans les établissements scolaires pour dire l’indicible. Pour que la jeune génération n’oublie pas qu’un jour elle et les siens furent arrêtés parce qu’ils étaient juifs. Pour que la jeune génération se souvienne. Elle évoque Birkenau telle qu’elle l’a connu à l’adolescence (en tant que camp d’extermination) et Birkenau après, le Birkenau où des guides racontent le passé aux visiteurs, où des survivants participent à ces récits. Elle évoque ses amies aussi, Marceline, Simone [Veil], compagnes précieuses dans l’enfer vécu. Elle fait jaillir devant nos yeux un monde que l’on ne peut imaginer; que seuls ceux qui ont survécu peuvent décrire. Elle sait pourtant combien le souvenir peut être perméable, elle ne se souvient parfois des choses que parce qu’on les lui a racontées ensuite. Son récit est complété par un dossier utile pour les jeunes: un compte-rendu de son entretien avec des collégiens lors d’une visite dans un établissement scolaire, des termes pour expliciter le vocabulaire employé alors, des plans des camps aussi; tout un appareil didactique qui peut également être utile aux enseignants. L’ensemble constitue un témoignage fort, utile, de la part d’une dame âgée qui sait que ses années sont comptées mais qui trouve malgré tout la force de raconter. Pour éloigner la haine et faire perdurer le devoir de mémoire et le besoin de transmission.

Roman pour la jeunesse dès 13 ans.

Merci aux éditions Rageot et à NetGalley pour la découverte.

Les roses fauves – Carole Martinez

Editions Gallimard -20/08/2020-352 pages

Résumé de l’histoire

La narratrice, Carole Martinez, se retire durant trois mois dans un petit village de Bretagne pour se consacrer à l’écriture d’un roman. Elle rencontre Lola, celle qu’elle voulait rencontrer, postière et boiteuse qui, bien que d’ordinaire réservée, accepte de lui dévoiler son histoire.

Plongez donc un siècle en arrière en Andalousie. Une tradition veut que, avant de mourir, une femme écrit ses secrets sur des petits papiers et les insère dans un tissu en forme de coeur qu’elle coud elle-même. Ses secrets partent ainsi avec elle. Dans son armoire, héritage familial, Lola possède cinq coeurs: celui de son arrière-grand-mère, Inès, s’est décousu: à elle la lecture de ses secrets.

La narratrice va traduire les mots écrits en espagnol et lui dévoiler son histoire familiale. D’autres histoires vont alors jaillir et nous seront dévoilées, y compris celle de Lola et celle de la narratrice…

Mon avis de lecture

Carole Martinez nous ensorcèle avec ses talents de conteuse dans cette histoire qui évoque son roman Le coeur cousu et dans lequel on retrouve avec plaisir tout le charme Du domaine des murmures. Tous les ingrédients sont ici réunis pour plaire aux amateurs du genre: des histoires d’amour dans lesquelles flotte un air de malédiction, des jeunes femmes qui rêvent du prince charme, des hommes jeunes et beaux qui connaissent des destins tragiques et des mères qui enfantent des filles qui enfantent à leur tour des filles, les histoires familiales étant marquée par la malédiction et les croyances.

Ce qui fait le charme du roman, ici, ce sont tous ses portraits de femmes, les ancêtres de la fantasque Lola, postière boiteuse qui paraît moins revêche qu’elle en a l’air. Ce roman est un roman sur le désir, le parfum du désir, symbolisé par ses roses fauves si chères au coeur de ces femmes qui baignent dans un univers où merveilleux et quotidien cohabitent tant bien que mal. L’histoire du coeur cousu en tant que tradition espagnole montre à quel point les liens familiaux sont importants, imbriqués dans la grande Histoire, et qu’il ne suffit pas de changer de lieu et de vie pour éviter la malédiction.

La forme du récit passe par un enchâssement de récits, par des histoires à des époques différentes. Entre chaque récit sont instaurés des temps de pause qui dévoilent le quotidien de la narratrice qui éprouve bien du mal à écrire comme tel était son souhait en se retranchant dans un petit village de Bretagne. Au delà du merveilleux, au delà du romanesque, Carole Martinez nous offre aussi les fils d’un processus d’écriture: chaque histoire, celle d’Inès, de Rosa, de Lola, en passant par celle de la Niña, passe par des réflexions autour de l’écriture: que transmettre de son histoire dans ce coeur cousu qui va de génération en génération? Quels mots choisir pour diffuser ses secrets qui sont un peu de son histoire?

Le personnage de Lola m’a bien plu: je lui ai trouvé un air pittoresque et aussi beaucoup de courage. Durant de nombreuses pages, on s’interroge: lira t-elle ce que son ancêtre Inès a écrit? Parviendra t-elle ainsi à s’affranchir de sa propre histoire et de la voix de ce père qui résonne encore souvent en elle « Tu es boiteuse », lui prédisant une solitude certaine.

Le personnage de la narratrice, lui, apparaît comme un ange-gardien: elle est celle grâce à qui les petits papiers dans le coeur sont lus. Elle est celle qui est le témoin de l’histoire familiale de Lola. Parce que c’est elle, l’écrivain, même si Lola ne croit qu’aux histoires réelles. Dans ce récit, on prête moultes vertus à l’écriture et c’est tant mieux.

Les roses fauves est un roman empli de poésie, de merveilleux qu’il faut lire pour croire qu’il est possible d’espérer et pour déjouer les destinées familiales malheureuses.

Le sel de tous les oublis- Yasmina Khadra

Editions Julliard – 20/08/2020-256 pages

Adem Naït-Gacem, instituteur, voit sa vie basculer lorsque sa femme Dalal lui annonce qu’elle va partir pour aller rejoindre son amant.Son directeur a beau lui dire que:

« Vivre en société , c’est accepter l’épreuve du rapport aux autres, de tous les autres, les vertueux et les sans scrupules. »

(cette phrase est de toute beauté), il quitte ses élèves du jour au lendemain et part à Blida, ville où il a rencontré son épouse. L’heure n’est cependant plus au souvenir mais à l’errance. Adem cheminera, de façon chaotique, perdant le contrôle de sa vie, seul la plupart du temps tout en dépendant de personnages contribuant à sa survie. Mention spéciale au nain Mika qui sera pour lui une sorte d’ange gardien et l’aidera à poursuivre son chemin.

J’ai beaucoup aimé le personnage d’Adem, homme blessé qui fuit les autres, incapable de communiquer avec eux. Yasmina Khadra a choisi de situer son action en 1963, c’est-à-dire à une période encore trouble pour l’Algérie qui se remet à peine de ses blessures, des années de guerre, marquée par les envies d’indépendance ou de colonialisme selon le camp choisi. Le roman prend ainsi des allures d’aventure où certains personnages sont pittoresques comme les deux frères croisés sur un chantier, si naïfs, si éloignés des aléas de la vie algéroise.

Yasmina Khadra met également en lumière dans son récit la lutte contre l’obscurantisme. Adem est le symbole de l’éducation, de l’instruction: lui sait lire et écrire, lui va aider Mekki à se défendre contre un commissaire politique souhaitant accaparer la ferme de celui-ci. Par la bouche de son personnage principal, il met en valeur des idées modernes face à des hommes obtus, comme le charretier s’étonnant qu’il ne souhaite pas tuer sa femme: une femme n’est pas la propriété d’un homme, elle peut le quitter sans être poursuivie et tuée. Et tuer une femme n’est pas synonyme de laver son honneur.

Si la trame du récit peut paraître simple, le roman prend sa force dans une dimension psychologique: celle de l’abandon, un abandon qu’un homme ressent au départ de sa femme. Adem est un héros des temps modernes, qui fait s’interroger sur la place de la femme dans la société -en Algérie ou ailleurs, en 1963 ou à une autre époque- mais invite également à s’interroger sur la faculté d’adaptation de tout être humain. Un voyage au coeur de soi-même qu’il ne faut pas négliger.

Ce roman a plus que du sel, il est épicé à souhait: poivré comme un coeur qui souffre, « safrané » comme un être en colère, « gingembré » comme un homme qui se souvient de l’amour…A consommer sans modération!

Sorties littéraires : les nouveautés en format poche

Voici une sélection parmi les nouveautés parues au format poche durant ces deux derniers mois:

La goûteuse d’Hitler-Juin 2020

Reclus dans son quartier général en Prusse orientale, terrorisée à l’idée que l’on attente à sa vie, Hitler a fait recruter des goûteuses. Parmi elles, Rosa. Quand les S.S. lui ordonnent de porter une cuillerée à sa bouche, Rosa s’exécute, la peur au ventre : chaque bouchée est peut-être la dernière. Mais elle doit affronter une autre guerre entre les murs de ce réfectoire : considérée comme « l’étrangère », Rosa, qui vient de Berlin, est en butte à l’hostilité des autres goûteuses. Pourtant, la réalité est la même pour toutes : consentir à leur rôle, c’est à la fois vouloir survivre et accepter l’idée de mourir.
Inspiré de l’histoire vraie de Margot Wölk, La Goûteuse d’Hitler a été couronné en Italie par le prestigieux prix Campielo.
A lire si vous aimez vous plonger dans l’Histoire, là où la petite histoire côtoie la grande…

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Été 85- 07/2020

« Une vie et une mort en quatre parties cent dix-sept petits morceaux sept semaines et cent dix-neuf repas six rapports circonstanciés et deux coupures de presse avec quelques blagues, deux ou trois devinettes, quelques notes, et un fiasco par-ci, par-là pour faire avancer le récit…
Pour que vous puissiez voir comment je suis devenu ce que je suis…  » Hal nous raconte l’été de ses 16 ans. Son premier amour et cette promesse, inéluctable, qui a tout fait basculer. Un roman d’amour et un hymne à l’adolescence merveilleusement inventif et bouleversant. A lire si vous avez envie de mettre des mots sur des scènes de cinéma ou de découvrir l’histoire en mots avant de vous tourner vers l’image…

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La vraie vie – 05/2020

C’est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu’au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l’autre. La vraie. Alors elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l’existence. Elle fait diversion, passe entre les coups, et conserve l’espoir fou que tout s’arrange un jour.

A lire si vous aimez les histoires en apparence tranquilles qui tout à coup prennent des allures de thriller…Et aussi pour découvrir une héroïne brute d’émotions, intelligente, qui tente tant bien que mal de survivre dans un univers cruel…

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L’américaine -05/2020

Septembre 1961. Depuis le pont du bateau sur lequel elle a embarqué, Ruth tourne le dos à son île natale, la République dominicaine. En ligne de mire : New York. Elle en est sûre, bientôt elle sera journaliste comme l’était son père, Wilhelm. Très vite, elle devient une véritable New-Yorkaise et vit au rythme du rock, de l’amitié, des amours et des bouleversements du temps : l’assassinat de Kennedy, la marche pour les droits civiques, les frémissements de la contre-culture…
Mais Ruth se cherche. Qui est-elle vraiment ? Dominicaine, née de parents juifs autrichiens ? Américaine d’adoption ? Dans cette période de doute, elle est entourée par trois femmes fortes et inspirantes : sa mère Almah en République dominicaine, sa tante Myriam à New York et sa marraine Svenja en Israël symbolisent son déchirement entre ses racines multiples.

A lire si vous voulez découvrir un très beau portrait de femme en quête d’identité et aussi la très belle ville de New-York et son atmosphère dans les années 1960…

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Risibles amours -07/2020

« Je sais que tu as toujours été un type droit et que tu en es fier. Mais pose-toi une question : Pourquoi dire la vérité? Qu’est-ce qui nous y oblige ? Et pourquoi faut-il considérer la sincérité comme une vertu? Suppose que tu rencontres un fou qui affirme qu’il est un poisson et que nous sommes tous des poissons. Vas-tu te disputer avec lui? Vas-tu te déshabiller devant lui pour lui montrer que tu n’as pas de nageoires? Vas-tu lui dire en face ce que tu penses? Eh bien, dis-moi! »

A lire si vous voulez découvrir les textes de Kundera dans une nouvelle édition…

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Un certain Paul Darrigand – 06/2020

 » Cette année-là, j’avais vingt-deux ans et j’allais, au même moment, rencontrer l’insaisissable Paul Darrigrand et flirter dangereusement avec la mort, sans que ces deux événements aient de rapport entre eux.
D’un côté, le plaisir et l’insouciance ; de l’autre, la souffrance et l’inquiétude. Le corps qui exulte et le corps meurtri.
Aujourd’hui, je me demande si, au fond, tout n’était pas lié. « 

A lire si vous avez apprécié Arrête avec tes mensonges.

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L’odeur de la colle en pot -06/2020

« On ne cessait de nous seriner qu’avec la guerre, le sida et le chômage, notre génération serait probablement « sacrifiée ». Mais je crois bien que les adultes avaient inventé ce concept pour se dédouaner de ne savoir que faire de leurs enfants devenus grands, d’être incapables de leur parler et de les comprendre. Parce que, ça c’était certain, personne n’était à même d’appréhender cet agglomérat d’immenses bonheurs et de pensées sombres qui envahissait ce corps que je ne reconnaissais plus. »

1990.Autour de l’unique téléphone fixe de la maison se chuchotent les secrets d’une famille en plein chaos : la fuite du père, le chagrin de la mère et les tourments adolescents de Caroline, qui déroule le fil de cette année si particulière.

A lire si vous êtes prêt à vous plonger en 1990, pour vous souvenir de votre adolescence ou d’un temps où Internet était encore loin…

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Arcadie- 05/2020

Si l’on n’aimait que les gens qui le méritent, la vie serait une distribution de prix très ennuyeuse. »Au domaine de Liberty House réside une étrange communauté : naturistes, électrosensibles, déments séniles et autres inadaptés y réapprennent à vivre et jouir sans entraves. C’est là que Farah, quatorze ans, et ses parents ont trouvé refuge. Mais au milieu de ce drôle de paradis, l’adolescente peine à s’épanouir. Et pour cause : sa seule certitude – être une fille – vient de voler en éclats.

A lire si vous aimez les utopies et les romans qui traitent de sujets contemporains:l’adolescence intersexuée, le repli communautaire, les questions technologiques, éducatives ou migratoires…

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Piranhas – 06/2020

« Pour devenir un enfant j’ai mis dix ans. Pour te mettre une balle dans la tronche je mettrai pas plus d’une seconde. »Naples, quartier de Forcella. À quatorze ans, Nicolas n’a qu’une obsession : régner sur la ville avec sa bande. Tous ont entre dix et dix-huit ans, ils ne craignent ni la prison ni la mort, mais une vie ordinaire comme celle de leurs parents. Le gang se déplace en scooter, se livre au trafic de drogue et règle ses comptes à la lumière du jour. Ils ne reculeront devant rien. Quel que soit le prix à payer.Après le succès international de Gomorra, Roberto Saviano consacre son premier roman à l’ascension effroyable d’un baby-gang, inspirée d’une réalité terrifiante.

A lire si vous êtes curieux de découvrir le fonctionnement d’un gang en devenir…

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Le monde selon Garp -06/2020

Jenny Fields ne veut pas d’homme dans sa vie, mais elle désire un enfant. Ainsi naît Garp. Il grandit dans un collège où sa mère est infirmière. Puis ils décident tous deux d’écrire, et Jenny devient une icône du féminisme. Garp, heureux mari et père, vit pourtant dans la peur : dans son univers dominé par les femmes, la violence des hommes n’est jamais loin…

A lire si vous ne connaissez pas l’oeuvre de John Irving et si vous voulez lire un livre culte...

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Impasse Verlaine -06/2020

Dans ses montagnes berbères, Vendredi, l’effrontée, cabriole parmi les chèvres pour faire rire son père adoré et subit à la maison l’oeil redoutable et la main leste de sa mère. Jusqu’au jour où on la marie à un homme qui lui répugne et l’emmène vivre de l’autre côté de la Méditerranée. A seize ans, désespérée d’être enceinte, elle accouche d’une petite fille à qui elle portera un amour étonné et brutal. Impasse Verlaine, en Auvergne, la fille de Vendredi remplit les dossiers administratifs pour la famille et les voisins, fait des ménages avec sa mère, arrive parfois en classe marquée des coups reçus chez elle. En douce, elle lit Dostoïevski et gagne des concours d’écriture, aime un Philippe qui ne la regarde pas et l’école qui pourtant ne veut pas voir la violence éprouvée.

A lire si vous aimez découvrir de beaux portraits de femmes, comme ces deux-là, mère et fille courage…

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Tentative d’épuisement d’un lieu parisien

En octobre 1974, Georges Perec s’est installé pendant trois jours consécutifs place Saint-Sulpice à Paris. À différents moments de la journée, il a noté ce qu’il voyait : les événements ordinaires de la rue, les gens, véhicules, animaux, nuages et le passage du temps. Des listes. Les faits insignifiants du quotidien. Rien, ou presque rien. Les mille petits détails inaperçus qui font la vie d’une grande cité – d’un quartier dans une grande cité. Les innombrables variations imperceptibles du temps, de la lumière, du décor, du vivant. Autobus, chiens, passants, touristes.

A lire si vous avez envie de (re)découvrir l’oeuvre de Pérec...

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On s’était donné rendez-vous -07/2020

Adolescents, Valentine et Benjamin s’étaient fait la promesse de ne pas laisser le temps ternir leur amitié. Dix ans plus tard, alors qu’elle est sur le point de se marier, Valentine part à la recherche de cet ami perdu de vue.

Les retrouvailles sont heureuses et les souvenirs affluent, effaçant les années. Mieux encore : la jeune femme devient très vite amie avec Lauren, la compagne de Benjamin. Trop vite ? Peu à peu, Valentine est perturbée par cette nouvelle amitié : Lauren devient exigeante, tyrannique, insupportable.

En quelques mois, la vie de Valentine est empoisonnée par cette relation très toxique. Ne parvenant plus à faire face, elle décide de tout quitter pour se réfugier, seule, au bord de la mer. Dans ces conditions, Benjamin voudra-t-il tenir la promesse d’être toujours là pour elle ?

A lire si comme moi, vous avez été intrigué par le ciré jaune sur la couverture…Et si vous voulez savoir ce qui se passera entre Valentine et Benjamin, ces deux amis qui se sont perdus de vue…

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L’ombre du vent -07/2020

A lire si vous voulez (re)découvrir l’oeuvre de Carlos Ruiz Zafon…